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Point du 14 octobre 2016 de M. le Préfet sur l’accueil des migrants dans les Yvelines

 
Point du 14 octobre 2016 de M. le Préfet sur l’accueil des migrants dans les Yvelines

Serge Morvan, Préfet des Yvelines, a présidé ce matin en préfecture un groupe de travail et d’échange avec les élus des Yvelines concernés (parlementaires, présidents d’intercommunalité, maires…) sur l’accueil des migrants dans les Yvelines et sur la méthode à mettre en œuvre collectivement pour examiner les projets de création de sites destinés à héberger les migrants.

Il convient de rappeler que l’Ile-de-France n’est pas concernée par l’accueil des migrants de Calais.

 Afin de leur assurer un accueil digne et en même temps dans des conditions acceptables par tous, la création de places stables doit être privilégiée, lorsque c’est possible, à la mobilisation de places temporaires d’urgence d’un à deux mois.

 Le Préfet des Yvelines rappelle qu’aucune décision n’a été prise à ce stade pour les sites envisageables.

 Afin de garantir une répartition équilibrée des places d’hébergement indispensables, il a été proposé d’examiner la création de 5 à 6 sites d’une capacité de 50 à 60 personnes pour chaque lieu, sur l’ensemble du département.

 La mobilisation de bâtiments est privilégiée à la recherche de terrains pour l’installation de modulaires.

 Aussi, il est proposé d’identifier en priorité :

 - les sites appartenant à l’État ou à ses opérateurs,

- puis les bâtiments vacants,

- et en dernier recours, les terrains disponibles.

Il convient enfin de préciser que les réquisitions ne sont pas exclues en cas d’urgence.

Le choix des implantations, doit être élaboré dans la plus large concertation possible avec les élus, et doit tenir compte, d’une part, des hébergements déjà existants  dans  les communes et d’autre part des observations des élus quant aux projets évoqués.

L’ensemble des participants à la concertation s’est exprimé en faveur d’une répartition territoriale équilibrée de l’implantation d’unités de taille raisonnable.

La création de 300 à  350 places supplémentaires doit être effective dès le début du mois de novembre prochain.

Les lieux d’implantation à examiner précisément, le seront à l’initiative des services  de l’Etat comme des élus, lors d’une toute prochaine réunion qui se tiendra dans les meilleurs délais et au plus tard d’ici la fin du mois d’octobre pour que les décisions entrent en vigueur dès le début du mois de novembre 2016.


Jeudi 29 septembre 2016 : le Préfet fait un premier point sur l’accueil des migrants dans les Yvelines

La Préfecture de la Région Île-de-France procède, depuis juin 2015, à l’évacuation des campements parisiens constitués par des primo-arrivants, demandeurs d’asile, en provenance de régions en guerre ou en proie à une violence généralisée.

Cette évacuation a permis de mettre à l’abri, sur l’ensemble de la région, plusieurs milliers de personnes dans des centres dédiés sur l’ensemble de la région, afin qu’elles puissent entamer leurs démarches de demande d’asile dans des conditions de vie dignes.

Ces personnes qui ne sont donc pas en situation irrégulière, ne viennent pas en France pour des motifs économiques.  

Il convient de rappeler enfin que l’Ile-de-France n’est pas concernée par l’accueil des migrants de Calais.

Une démarche déjà engagée depuis 2015 dans les Yvelines avec une  participation raisonnée à l’effort régional

Afin de répondre dans des conditions décentes, à ce flux migratoire, la Préfecture de Région Ile-de-France a identifié en septembre 2015 la nécessité de trouver des places en nombre suffisant en Ile-de-France. Pour remplir cet objectif, le département des Yvelines, département de plus d’1 446 000 habitants doit participer à cet effort, soit l’ouverture au total de 835 places d’accueil, ce qui correspond au poids démographique des Yvelines dans la région.

Depuis un an, 4 823 places stables ont déjà été ouvertes en Ile-de-France dont 433 dans les Yvelines sur 835 demandées au total. Les demandeurs d'asile demeurent dans ces structures le temps d'effectuer leur demande d'asile.

Ces 433 places, ouvertes dans le département, ont été réparties sur quatre centres, dans les communes de Bonnelles, Versailles, Mézy-sur-Seine et Triel-sur-Seine. Outre la fluidité observée dans ces établissements, il convient de souligner qu’aucun fait de délinquance n’a été relevé entre les résidents de ces centres et les habitants des communes environnantes depuis un an. Chaque installation, comme par exemple à Bonnelles ou à Maurepas (ouverture temporaire d’un gymnase en juillet 2016), a donné lieu à des démonstrations de solidarité et de générosité de la part des Yvelinois envers les demandeurs d’asile qu’ils découvraient.

Un effort à poursuivre dans le département pour répondre durablement au flux migratoire

Aujourd’hui, les départements de la région Ile-de-France doivent poursuivre l’effort initié l’an passé et mobiliser de nouvelles places (autour de 400 au total dans les Yvelines) pour ces primo-arrivants, issus des campements parisiens.

Dans ce contexte, une réflexion a été engagée par la Préfecture des Yvelines pour trouver d’autres sites. Rocquencourt et Louveciennes sont, dans ce cadre, des hypothèses de travail.

Depuis le début de cette démarche, l’Etat maintient un constant souci de dialogue avec les collectivités locales et toutes les parties concernées par cette politique de solidarité.

Aussi, depuis une dizaine de jours, Serge Morvan, Préfet des Yvelines, a continué à recevoir de nombreux élus, à leur demande, afin d’échanger sur des accueils.

Le 23 septembre dernier, le Préfet des Yvelines a également accepté la mise en place d’un groupe de travail et de concertation avec les élus, proposé par les maires de Versailles Grand Parc. Ce groupe de travail présentera toutes les solutions permettant, d’ici novembre, de proposer des sites, de 50 à 60 places pérennes, répartis sur l’ensemble du département.

Il n’y aura aucun accueil de migrants ni travaux engagés sur le site de Louveciennes avant la présentation des solutions et l’aboutissement de cette démarche.

S'agissant de Rocquencourt, où les réflexions portent sur la création de places d'urgence pour la mise à l'abri temporaire (1 mois maximum) des personnes, aucune décision n'a été prise à ce stade. L'identification de places pérennes en nombre suffisant permettrait d’ailleurs d'éviter de recourir à des places d'urgence.

Le Préfet des Yvelines tient à rappeler que l’Etat est prêt à laisser toute sa place à la concertation afin que puissent être présentées des propositions de sites d’hébergement en substitution de ceux dont les services de l’Etat étudient aujourd’hui la faisabilité.